Société d'Anthropologie de Paris Journées 2021

Veranstaltungsort

Auditorium Jean Rouch

17 Place du Trocadéro

75016 Paris

Les prochaines journées se dérouleront du 27 au 29 Janvier 2021 au Musée de l’Homme

Mensch (Symbolbild)
Bild: Robert_Kneschke, stock.adobe.com

Thème 1 : Humanité(s) : définition(s), diversités et limites
Humankind(s): Definition(s), diversity and limits
Communicant invité (invited speaker) : Thierry Hoquet

À l'heure actuelle, l'humanité est représentée par la seule espèce Homo sapiens, clairement reconnaissable par rapport aux autres primates. Cependant, plusieurs espèces humaines ont cohabité au cours de l’histoire évolutive des hominines, ce qui soulève la question : "Qu’est-ce qu’être humain ?" Que ce soit en référence à la diversification des hominines, au genre Homo tout entier, ou seulement à notre espèce H. sapiens, quels sont les critères biologiques, culturels et sociaux qui pourraient permettre de définir l’humanité ou les humanités, et le peut-on vraiment ?
Les populations humaines actuelles sont caractérisées par une grande diversité biologique, héritée d'une longue histoire de migrations, d'adaptations à de nouveaux environnements et d'échanges génétiques avec des espèces proches, et qui se poursuit avec les changements récents de notre environnement abiotique et biotique, social, culturel, technologique et médical. La caractérisation de ces forces évolutives agissant sur les groupes humains (ainsi que sur leur cortège de caractères) se doit d’intégrer des données à la fois riches, hétérogènes et multi-sources [(paléo-)génétique, développement, morphologie, physiologie, comportement, (pal-)ethnologie, (paléo-)primatologie etc.].
L’objectif de cette session est de faire le point, dans une perspective transdisciplinaire, sur les recherches relatives à l’action de ces forces évolutives, notamment les pressions de sélection (passées, actuelles et futures) agissant sur les comportements, les phénotypes et les génotypes. Il s’agira aussi d’en discuter la pertinence dans le cadre d’une définition de l’humanité, de ses limites et de l’arbitraire inhérent à toute définition.

Currently, humankind is constituted by a single species, Homo sapiens, clearly recognisable when compared to other primates. However, several human species coexisted during the evolutionary history of hominins, which raises the question: "What does it mean being human?" Whether it relates to hominin diversification, to the entire genus Homo, or only to our species H. sapiens, what are the biological, cultural and social criteria that would allow to define humankind or humankinds, and is this really possible?
The extant human populations are characterised by a huge biological diversity, inherited from a long history of migrations, adaptations to new environments and genetic interchange with closely related species, and which continues with the recent modifications in our environment – abiotic and biotic, social, cultural, technological and medical. Characterising these evolutionary forces impacting human groups (and their traits) involves integrating rich, heterogeneous, and multisource data [(palaeo-)genetics, development, morphology, physiology, behaviour, (pal-)ethnology, (palaeo-)primatology, etc.]
The aim of this session is, in a transdisciplinary perspective, to review the research relating to the effect of these evolutionary forces, more particularly selection pressures (past, present and future) acting on behaviour, phenotypes and genotypes. It will as well be about discussing their relevance in the framework of a definition of humankind, of its limits and of the arbitrariness inherent to any definitions.

Mots-clés : sélection, forces évolutives, variation, Homo sapiens, genre Homo, hominines
Keywords: selection, evolutionary forces, variation, Homo sapiens, genus Homo, hominins

Comité Scientifique : Guillaume Daver, Anne Le Maître, Aurélien Mounier, Sandrine Prat, Sébastien Vilotte

Thème 2 : Entre vivants et morts : regards croisés sur une frontière relative et fluctuante
Between the Living and the Dead: Intersecting Perspectives of a Relative and Fluctuating Boundary
Communicant invité (invited speaker) : Marc-Antoine Berthod

Les défunts sont-ils absents ou sont-ils simplement invisibles ? Font-ils partie de la société ou en sont-ils exclus ? Où se situe la frontière entre les vivants et les morts ? Ces questions ne trouvent pas de réponse universelle : chaque société, chaque groupe, chaque individu, à chaque époque, définit ses repères et tisse des relations avec ses morts qui lui sont propres. Ainsi, les critères mêmes définissant l’état de mort biologique varient d’une société à l’autre ; quant à la mort sociale, elle prend des modes d’expression divers, fruits d’une interaction complexe avec les vivants. Cette session se propose de questionner cette frontière d’entre deux mondes, de la Préhistoire à nos jours, principalement à travers nos disciplines que sont l’anthropologie biologique et l’archéologie funéraire, mais également sous l’angle d’autres champs disciplinaires (p. ex. histoire, médecine, sociologie, théologie). L’inscription des funérailles dans le temps, la manipulation du cadavre ou de ses restes, l’emplacement du cimetière et de la sépulture, son organisation interne, ne sont-ils pas en effet des indices sur les formes de relation que peuvent entretenir les vivants avec leurs défunts pendant le rite funéraire mais aussi, voire surtout, après leur passage dans l’autre monde (p. ex. pratiques post-sépulcrales, deuil, commémoration) ? Nous vous invitons à proposer des contributions issues de synthèses, d'étude de cas ou encore de réflexions méthodologiques ou épistémologiques.

Are the deceased absent or simply invisible? Are they part of the society or are they excluded from it? Where lies the boundary between the living and the dead? There is no universal answer to these questions: each society, each group, each individual, during each time period, defines its own points of reference and builds its own relationships with the dead. Thus, the criteria defining the state of biological death vary from one society to another. Social death appears to take on various forms of expression, resulting from a complex interaction with the living. This session aims to question this boundary between two worlds, from Prehistory to the present day, mainly through our disciplines of bioanthropology and funerary archaeology, but also from the perspective of other disciplinary fields (e.g. history, medicine, sociology, theology). The inscription of the funeral in time, the handling of the corpse or its remains, the location of the cemetery and the burials, its internal organisation etc., are all indications of the different relationships between the living and the deceased during the funerary rites but also, and even more notably, after their passage to the other world (e.g. post-burial practices, mourning, commemoration). This session welcomes contributions on this subject based on syntheses, case studies and methodological or epistemological reflections.

Mots clés: cadavre, rapport aux morts, société, rites de passage, mémoire, temps et espaces funéraires
Keywords: corpse, relationship with the dead, society, rites of passage, memory, funerary time and space

Comité Scientifique : Fanny Bocquentin, Cécile Buquet, Hemmamuthé Goudiaby, Sacha Kacki, Eline Schotsmans

Thème 3 : Actualités de la recherche
Scientific breaking news

Ce thème rassemblera les acquis récents de la discipline, qu’il s’agisse de découvertes inédites ou d’avancées méthodologiques.

Kategorien

  • Anthropologie
Sprachen: Englisch, Französisch